Paris 15ème. Dans les locaux lumineux et modernes du groupe Les Echos-Le Parisien, dominant Paris d’une vue splendide qui semble symboliser toutes les possibilités d’avenir, dix lycéennes de première AGORA du lycée de Prony ont vécu une matinée qui pourrait bien changer le cours de leur vie professionnelle.
Un événement pour briser les certitudes
Ce mardi matin 9 décembre 2025, l’événement "Who’s Next", organisé conjointement par le collectif "Les Intrépides de la Tech", la Région académique Île-de-France et le groupe Les Echos-Le Parisien, a réuni 90 jeunes filles et 40 professionnelles venues témoigner que non, l’avenir n’est jamais tracé d’avance. Et c’est tant mieux.
Accompagnées de Mme Achkar, les dix élèves de Prony sont arrivées avec leurs certitudes, leurs projets peut-être déjà ficelés, leurs parcours qu’elles pensaient tout tracés. Elles sont reparties avec bien plus : des perspectives infinies et la conviction que leurs compétences AGORA sont des passerelles vers des univers qu’elles n’osaient pas imaginer.
Des speed-meetings qui ouvrent des horizons
Le format était audacieux : des speed-meetings avec des femmes aux parcours atypiques, toutes évoluant dans l’univers de la Tech. Karine, directrice des systèmes d’information après 30 ans de carrière ; Fabienne, directrice de programmes cliniques dans un laboratoire pharmaceutique ; Johanna, ingénieure ayant vécu la révolution Internet à New York ; ou encore cette data scientist polonaise qui rappelle avec humour que "les chiffres n’ont pas d’accent".
Toutes différentes. Toutes inspirantes. Toutes porteuses du même message : vos compétences d’aujourd’hui sont les clés de demain.
AGORA et Tech : un pont naturel qu’on ne soupçonne pas
Car c’est là toute la révélation de cette matinée : les compétences développées dans la filière AGORA trouvent un écho puissant dans les métiers de la Tech et du numérique.
"Les seules limites sont celles qu’on se fixe"
Dans l’auditorium baigné de lumière naturelle, avec Paris qui s’étend à perte de vue derrière les baies vitrées, le message a résonné avec une force particulière.
"N’ayez pas peur de vous tromper", a martelé l’une des intervenantes, venue d’une culture anglo-saxonne où l’échec est un apprentissage. "Sortez de votre zone de confort", a renchéri une autre, encourageant ces jeunes filles à oser ce qu’elles n’osent pas.
Pour les élèves de Prony, le déclic a été palpable. Ces femmes face à elles n’avaient pas suivi un parcours linéaire. Certaines avaient fait du commerce avant la Tech. D’autres avaient redoublé. Une autre encore avait eu un bac littéraire avant de se réorienter vers les mathématiques et les données.
Aucune n’était "prédestinée". Toutes avaient osé.
Une vue splendide, métaphore d’un avenir grand ouvert
Les locaux du groupe Les Echos-Le Parisien, avec leur architecture contemporaine et leurs espaces ouverts, ont fourni un écrin idéal à cette matinée d’inspiration. Cette vue splendide sur Paris n’était pas qu’un décor : elle symbolisait tout ce qui s’offre à ces jeunes filles si elles osent lever les yeux et voir plus loin que le chemin qu’elles croyaient déjà tracé.
Car c’est bien là le cœur du message : la filière AGORA n’est pas une finalité, c’est un tremplin. Les compétences transversales qu’elle apporte – relation client, gestion de projet, communication, organisation – sont exactement celles que recherche l’économie numérique.
Des métiers qui n’existent pas encore
"Les métiers de demain n’existent pas encore", a rappelé une intervenante. Mais ce qui est certain, c’est que ces métiers auront besoin de ce que les élèves AGORA savent déjà faire : créer du lien, organiser, communiquer, s’adapter.
La data scientist d’origine polonaise l’a dit avec émotion : son plus grand obstacle, c’était elle-même, cette petite voix intérieure qui lui disait qu’elle n’y arriverait pas. "Les chiffres n’ont pas d’accent", a-t-elle lancé. On pourrait ajouter : les compétences non plus.
Retour à Prony : des graines semées
Sur le chemin du retour vers Asnières, les dix lycéennes de Prony n’étaient plus tout à fait les mêmes. Mme Achkar a pu observer dans leurs regards cette étincelle nouvelle : et si AGORA n’était pas un terminus, mais une gare de départ vers des destinations qu’elles n’avaient jamais envisagées ?
Responsable de service client dans une fintech, coordinatrice de projets dans une scale-up, community manager pour une entreprise tech, business developer dans le SaaS, spécialiste de l’expérience utilisateur... Autant de métiers qui attendent des profils AGORA qui oseraient y croire.
Car c’était bien le message central de cette matinée "Who’s Next" : la prochaine génération de femmes dans la Tech, ce pourrait être elles. Avec leurs compétences actuelles comme fondation. Avec leur curiosité comme moteur. Avec leur audace comme carburant.
Dans les locaux qui dominent Paris, avec cette vue splendide qui invite à voir grand, dix jeunes filles ont compris que leur avenir n’était pas tracé.
Il était à inventer.
Pour en savoir plus
- Consultez l’article "Who’s next ?"sur le site de la Drane
- L’événement "Who’s Next" s’inscrit dans le cadre de la Semaine de la NSI (Numérique et Sciences Informatiques) et vise à renforcer la mixité dans les filières et métiers du numérique. La troisième édition a rassemblé des lycées de toute l’Île-de-France et une trentaine d’entreprises partenaires, dont AXA, Orange et le Crédit Agricole.